Les médias sociaux au Moyen-Orient

13 septembre 2018 Information 0

L’incertitude de l’avenir de la presse ne cesse de régner sur le secteur médiatique. Chaque jour de nouvelles techniques et de différentes sources d’informations voient le jour, des dizaines d’applications entrent dans la compétition quotidiennement. Amazon rivalise avec YouTube, WhatsApp essaie d’écraser Snapchat, Twitter veut une part des utilisateurs de Facebook. Toutes les 15 secondes, un nouvel utilisateur rejoint les médias sociaux, les messages envoyés et reçus sur «Facebook» et de «whatsApp» s’élèvent à 62 milliards par jour, et les vues quotidiennes de vidéos sur Facebook et Snapchat s’estiment de 8 milliards.

La presse face aux médias sociaux

Cependant, même si la presse écrite se trouve dans une situation délicate en raison de la baisse des taux de lecteurs et des revenus publicitaires, le cas des chaînes de télévision d’information n’est guère meilleur puisqu’il est atteint de la crise aussi.
Cette situation est causée principalement par les médias sociaux qui constituent une véritable menace pour les médias traditionnels, car ils sont de plus en plus répandus et même influents. Aujourd’hui, il n’est plus étonnant de voir des gens s’appuyant sur «WhatsApp» comme source de nouvelles informations et cherchant même à convaincre les autres par des nouvelles qui n’ont pas de source à part cette application. Pareillement, mêmes les informations qui sont soi-disant « crédibles » qui proviennent de Twitter ou Facebook ne sont en réalité qu’une rediffusion des contenus des autres médias, à savoir que les réseaux sociaux ne disposent pas de contenus informationnels et ne les produisent pas à la base.
Il est certes que les réseaux sociaux ajoutent du plaisir et de la passion à la méthode de réception des informations. Cependant, avec les nouvelles habitudes des internautes, l’usage des réseaux sociaux tend à devenir une addiction plus qu’une simple consultation d’une source d’informations. Pire encore, le véritable danger de ces plateformes réside dans la fiabilité et la véracité des informations diffusées. Du fait que les médias sociaux sont tout de même vulnérables au piratage et à la falsification, le véritable défi réside dans le maintien de la véracité, la fiabilité et la précision du message diffusé.
Or, même avec de circonstances pareilles, la presse écrite est bel et bien vivantes, contrairement à ce qui est répandu, les lectorats au Moyen-Orient tendent à la préférer principalement parce qu’elle est la source médiatique plus fiables. Ce qui signifie que même avec l’existence de la tension entre les sources médiatiques traditionnelles et les sources électroniques,
tant que les utilisateurs se méfient de la manipulation de l’information, il y aura toujours besoin une source médiatique crédible, en d’autres mots, l’arme de guerre de la presse n’est rien que sa fiabilité. Autrement-dit pour s’en sortir de cet état critique, les professionnels de la presse doivent penser à réaliser un compromis entre la presse écrite et la presse numérique, en complétant les éditions papier avec des éditions électroniques. Le fondateur du groupe al-Waseet International (AWI), qui a toujours été intéressé par l’évolution numérique du Moyen-Orient, en étant conscient de l’importance de la crédibilité dans ce domaine et il a pu par la suite utiliser l’internet en sa faveur, pour produire un contenu fiable et adapté à l’ère numérique.

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